Classes d’émission

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A RETENIR PAR CŒUR

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Leur définition en est donnée dans l’appendice A1 du RR par trois caractères selon le tableau ci-dessous :

 

La définition d’une classe d’émission commence par  :

  • Le type d’information (deuxième lettre, 3ème caractère),
  • Puis la modulation de la porteuse est indiquée (première lettre, 1er caractère)
  • Et enfin la nature du signal modulant est précisée (chiffre, 2nd caractère)

Pour ce dernier, si celui-ci n’est pas « analogique » : la téléphonie ne peut être qu’analogique ; par contre, la télégraphie auditive peut ou non utiliser une sous-porteuse modulante contenant l’information.

 

Exemples de définition de classe d’émission :

A1A = Télégraphie auditive ; modulation d’amplitude par tout ou rien sans emploi de sous porteuse modulante (= CW manipulée avec une « pioche »)

A1B = Télégraphie automatique ; modulation d’amplitude par tout ou rien sans emploi de sous porteuse modulante (= CW générée par une machine comme, par exemple, un micro-ordinateur)

F2A = Télégraphie auditive ; modulation de fréquence ; une seule voie avec sous porteuse modulante (= CW en FM : classe d’émission utilisée pour un récepteur FM car la sous porteuse restitue la tonalité CW)

F3E = Téléphonie ; modulation de fréquence (= FM)

J3E = Téléphonie ; modulation d’amplitude BLU, porteuse supprimée (= BLU, sans différenciation BLI / BLS)

G2B = Télégraphie automatique ; modulation de phase ; une seule voie avec sous porteuse modulante (par exemple : PSK31 qui n’est pas une classe d’émission mais un protocole utilisant la classe G2B)

J3C = Fac-similé ; modulation d’amplitude BLU, porteuse supprimée (par exemple : SSTV en BLU car, malgré son nom, la SSTV transmet des images fixes et non pas des images vidéo au sens du code F)

F7W = Combinaison de différents types d’information, modulation de fréquence, plusieurs voies numériques (classe utilisée par le protocole D-Star transmettant numériquement de la téléphonie et des données)

N0N = Aucune information, porteuse non modulée (un réglage d’émetteur sans charge non rayonnante…)

Depuis mars 2013, les stations peuvent émettre dans toutes les classes d’émission. Toutefois la bande passante occupée doit être respectée (notamment pour la télévision où la bande passante peut atteindre plusieurs MHz). Les opérateurs de l’ex-classe 3 n’ont droit qu’aux 6 classes d’émission suivantes : A1A, A2A, A3E, F3E, G3E et J3E. Ces classes correspondent respectivement à de la télégraphie auditive et à de la téléphonie (AM, FM, PM et BLU). Les modes numériques sont donc interdits aux opérateurs de l’ex-classe 3.

 

Dans la partie réglementation de l’examen, quelques questions portent sur la représentation des modulations sous forme d’oscillogrammes (représentation temporelle, voir ci-dessous) ou de spectrogrammes (représentation fréquentielle) dont l’étude est approfondie dans la partie technique.

 

Dans ces schémas ci-dessous l’axe vertical indique la tension du signal et la partie grisée représente le niveau de HF émis. L’oscillogramme de la BLU, qui est une forme de modulation d’amplitude, ne permet pas de comprendre son fonctionnement.

 

Les définitions indiquées en italique dans la liste ci-dessous ne sont pas utilisées par les radioamateurs.

Avant mars 2013, la combinaison de différents types de modulation ou d’information transmise n’était pas autorisée. Par exemple, émettre en QAM (modulation d’amplitude en quadrature, code D) ou transmettre des données en même temps que la voix de l’opérateur (code W) nécessitait une autorisation individuelle de l’ARCEP (émissions expérimentales et temporaires).

Ci-dessous, quelques précisions sur les classes d’émission :

Le RR a prévu des informations complémentaires mais non utilisées par les radioamateurs :

    • la bande passante nécessaire constitue le préfixe codé sur 4 caractères (3 chiffres et 1 lettre).

    • des compléments sur le type d’information transmis forment le suffixe à 2 lettres.

  • Type de modulation :

    • les modulations de fréquence et de phase sont si proches que, souvent, on ne les différencie pas. En cas de doute sur la modulation utilisée, le code F sera retenu.

    • logique du codage : on commence par l’amplitude seule (A = AM pure, B et C = AM spécifique) puis amplitude et angulaire (D) puis angulaire seule (F = fréquence et G = phase). Viennent ensuite les trois types de BLU (H, J et R = réduite). A la fin, on trouve les trains d’impulsions (K, L, M, P, Q et V). Les lettres O et I ne sont pas utilisées (risques de confusion avec 0 et 1) ainsi que E, S, T, U, X, Y et Z.

  • Nature du signal modulant :

    • lorsque la nature du signal modulant est codée 1 ou 2, il s’agit d’« une seule voie contenant de l’information numérique ou quantifiée avec (ou sans) emploi de sous porteuse modulante ». En CW, l’information est quantifiée car la durée des traits est trois fois plus longue que la durée des points.

    • dans les modes digitaux, l’information est numérique (code B, D ou W) et la sous-porteuse modulante (code 2) permet de distinguer par une fréquence différente les 0 et les 1 transmis les uns à la suite des autres. L’emploi du code 7 signifie que les données sont transmises en parallèle sur deux voies ou plus.

    • logique du codage : on commence par une seule voie numérique (1 : simple et 2 : avancé), on continue avec l’analogique (3), puis même ordre avec plusieurs voies (7 : numérique puis 8 : analogique) et enfin combinaison des deux (9). 0 signifie « pas de signal modulant ». Les chiffres 4, 5 et 6 ne sont pas utilisés.

  • Type d’information transmis :

    • une distinction est faite entre les images fixes (fac-similé, C) et la vidéo (télévision, F).

    • lorsque plusieurs types d’information sont transmis simultanément (par exemple, pour la télévision, le son et la vidéo qui correspondent respectivement aux codes F et E), le code W est utilisé.

    • mnémotechnique (initiale du code) : Auditif, Bécane (= machine), Copie, Données, Écoute, France Télévision, No info, Wet suit (= combinaison de plongée en anglais…).

 

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