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Astronomie: Orion au 135 mm

Passionné de photos astronomiques, je voulais partager avec vous ma dernière image. Il s’agit d’une grande zone de la constellation d’Orion que vous pouvez observer tôt le matin à l’approche de l’hiver dans le ciel sud. Cette image à été réalisée avec un appareil photo SONY A7S muni d’un objectif 135 mm.

Il aura fallu additionner 350 images de 30 secondes de pose plus 350 images de 30 secondes avec un filtre H-alpha. (En physique et en astronomie, Hα, notée aussi H alpha, est une raie d’émission particulière de l’atome d’hydrogène située dans le spectre visible à 656,3 nanomètres) . Ce filtre à bande étroite ne permet que l’acquisition des nuages d’hydrogène. (Pour en savoir + sur ce filtre cliquer ICI) Ce gaz est présent en grande quantité dans l’espace . Il est représenté par la couleur orangée. Vous pouvez remarquer la présence de deux nébuleuses très connues qui sont M42 du catalogue Messier et la tête de cheval nébuleuse obscure. Pour en savoir davantage il suffit de frapper ces deux « objets » sur le net pour avoir toutes les explications qui pourraient vous tourmenter. Bonne lecture à vous !

Georges (du 57). Constellation d’Orion. 2019. SONY A7S avec objectif 135 mm. Contraste augmenté
Il aura fallu additionner 350 images de 30 secondes de pose plus 350 images de 30 secondes avec un filtre H-alpha.

 

Georges (du 57). Constellation d’Orion. 2019. SONY A7S avec objectif 135 mm. Contraste augmenté<br /> Il aura fallu additionner 350 images de 30 secondes de pose plus 350 images de 30 secondes avec un filtre H-apha.
Avec un contraste augmenté

Ajouté par Eric. Bravo Georges, quelle belle image !
Je me permets d’ajouter, pour les passionnés, quelques précisions un peu + « technique » sur ces fameux nuages d’hydrogène.

Si les poussières sont plus « visible » que le gaz, ce dernier constitue 99% de la masse (quantité de matière par unité de volume) du milieu interstellaire. Pour info la densité des gaz est calculée à partir de la masse volumique de l’air. La valeur de référence prise est la masse d’un litre d’air à 0 °C sous une pression de 760 mmHg, soit 1,293 49g. Suivant la température et la densité, le gaz, essentiellement de l’hydrogène, peut se retrouver sous trois formes : Atomique, ionique ou moléculaire.

L’hydrogène atomique ?

Les régions de température et de densité moyennes sont formées d’hydrogène atomique. Sous cette forme, le gaz n’émet pas de rayonnement visible. Il a fallut attendre l’avènement de la radioastronomie. En effet, l’atome d’hydrogène présente une émission dans le domaine radio à une longueur d’onde de 21 centimètres. (amusez-vous à calculer la fréquence et vous serez surpris !).

Deux différents types de régions d’hydrogène atomique ont été mis en évidence. Les nuages froids à environ -200°C, appelés régions HI. Ces nuages ont chacun une cinquantaine de masses solaires et une densité de l’ordre de plusieurs atomes par centimètre cube. Le deuxième type est un milieu plus chaud, à quelques milliers de degrés, mais moins dense, avec moins d’un atome par centimètre cube. C’est dans ce milieu que baignent les régions HI. En guise de comparaison, la densité de l’air que nous respirons est d’un milliard de milliards de molécules par centimètre cube.

L’hydrogène ionisées ?

L’hydrogène se trouve sous forme d’ions. Électron et proton ne sont plus liés au sein d’un atome, mais séparés et libres. Ces régions ont une température moyenne de 10.000°C.

Les régions ionisées n’apparaissent que dans des environnements très particuliers, par exemple dans le voisinage des étoiles massives émettant de grandes quantités de rayons gamma. Un autre environnement possible est le gaz éjecté à très grande vitesse lors d’une explosion d’une supernova. Lorsque ce gaz rencontre le milieu interstellaire, des forces de friction apparaissent qui chauffent le gaz et l’ionisent. Ce processus conduit à des filaments brillants qui forment une magnifique coquille autour du reste de l’étoile. Des conditions encore plus extrêmes, celles-ci ont mis en évidence un « fond » de rayons X provenant de toutes les directions du ciel. Ce fond diffus est lié à la présence tout autour de nous d’un gaz très

L’hydrogène moléculaire ?

Ici es atomes se sont associés pour former des molécules. La température de ces nuages se situe à une dizaine de degrés du zéro absolu et leur densité est de l’ordre du millier de molécules par centimètre cube. Constitués essentiellement d’hydrogène moléculaire (H2), ces nuages sont difficiles à observer car l’hydrogène sous forme de molécule n’émet pas de rayonnement facilement détectable. Cependant, en utilisant une « ruse » on peut y arriver. Il faut savoir que ces nuages contiennent du monoxyde de carbone (CO), qui, lui, émet un rayonnement à des longueurs d’onde de l’ordre du millimètre.

On y trouve aussi de nombreuses molécules organiques, en particulier certaines qui sont essentielles à la vie. Les nuages moléculaires contiennent également des poussières et donc ces nuages sont opaques et apparaissent comme des zones sombres, soit des trous dans la distribution des étoiles. Un exemple bien connu est la nébuleuse de la Tête de Cheval.

Encore bravo à Georges pour ce travail de qualité.

 

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3 commentaires sur “Astronomie: Orion au 135 mm

  1. Faire des photos d’astronomie était un de mes rêves de môme aussi. Pour les photos « d’astrologie » de notre ami Christian, je serais curieux de voir ça 🙂 Hi 3X

    1. mdrrrr Christian qui nous fait le complexe d’Élisabeth Tessier et de madame soleil réunies loolll ou carrément le « remake » de Madame Irma avec Didier Bourdon
      transformiste à tes heures Christian ? :'( lolll
      ceci dit en passant se sont de magnifique clichés ! (de la ceinture d’Orion)
      merci de nous en faire profiter….Super QRO

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